| "Yo me acuerdo...". Mémoires de l'exil républicain espagnol en Haute-Garonne. |
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Toulouse est elle uniquement la Ville Rose? Pour beaucoup de Toulousains, elle est aussi "Tolosa la roja". Rouge comme le sang des réfugiés espagnols versé pour la République lors de la guerre civile...
Au printemps 1939, à la suite de la Retirada, 20 000 réfugiés arrivent à Toulouse, qui devient dès lors le point d’ancrage de tous ces exilés espagnols. L’identité et l’histoire de la ville en sont encore aujourd’hui fortement marquées. Car à la fin de la seconde guerre mondiale, beaucoup d’entre eux restent, s’installent et constituent une communauté active, toujours engagée, toujours au combat. À quelques mois du 70eme anniversaire des événements de 1939, le Conseil Général de la Haute-Garonne, en partenariat avec le festival Cinespaña et l’Inspection académique de la Haute-Garonne, mettra en ligne prochainement sur ce site un parcours d’histoire à travers 8 lieux emblématiques de l’exil des républicains espagnols dans le département et les rues de Toulouse. Parce que cette mémoire est toujours vivante, huit petits films, illustrant ce parcours, sont déjà à votre disposition.
ATTENTION!! Ces vidéos, rassemblées en un DVD utilisable en classe pour un usage pédagogique, sont prêtées aux enseignants sur simple demande et doivent être retirées au Musée départemental de la Résistance et de la Déportation.
Luchon, 1938. Terre d’un premier exil… De mars à la mi-avril 1938, près de 2250 civils et 5440 militaires viennent se réfugier en France par le Val d’Aran. Ces premiers exilés convergent vers Luchon et ses allées d’Étigny. Regroupés dans des camps improvisés, ils repassent en Espagne via la Catalogne.
Noé et Le Récébédou, au carrefour des vies exilées Quelques jours seulement après avoir franchi la frontière franco-espagnole, des familles entières sont enfermées et parquées par le gouvernement français dans des camps dans le Roussillon. Toulouse, pourtant terre de refuge, devient aussi une des principales zones d’internement avec les camps de Noé et du Récébédou qui ouvrent leurs portes en février 1941.
L’Hôpital Varsovie : soigner les blessures de l’exil Créé en 1944 par les guérilleros espagnols FFI, cet hôpital devient rapidement LE centre de soins de l’immigration espagnole à Toulouse. Un point de repère, un nouveau maillon d’une identité à reconstruire en France.
La Cité Madrid : petite Espagne à Toulouse À partir de 1939, la Cité Madrid devient le refuge de nombreuses familles espagnoles exilées. Un lieu à la fois dans Toulouse et hors de la ville, où le cœur de ses habitants battait différemment, où les regards étaient tournés vers l’autre côté des Pyrénées.
La Casa de España, terre espagnole Petite enclave espagnole sur l’avenue des Minimes, la Casa de España est un foyer, une maison commune où se retrouvent ceux qui ont quitté leur pays voilà près de 70 ans et ceux, issus des générations suivantes, qui ne l’ont connu qu’à travers des récits.
Le monument dédié à la Retirada Inaugurée en 2002, cette sculpture de Joan Jordá représente une famille de républicains espagnols passant les Pyrénées. Sa présence à côté de la Casa de España témoigne, sans que les mots soient nécessaires, du drame vécu et des souffrances endurées durant l’hiver 1939.
Le Cinéma L’Espoir, le bien nommé ! Le Ciné Espoir, aujourd’hui la Cinémathèque, a été un point d’ancrage fort pour les exilés républicains espagnols à Toulouse. À la fois lieu de débats politiques et lieu culturel, il est alors pour beaucoup un moyen de faire vivre les idées républicaines et la culture espagnole. Encore et toujours !
La Bourse du Travail, du combat politique à la lutte syndicale Siège des syndicats ouvriers depuis le 19e siècle, ce lieu est naturellement devenu un centre stratégique pour les Espagnols. Lieu emblématique de réunions et de débats, c’est le point de rassemblement des manifestations antifranquistes, des meetings de solidarité mais aussi des fêtes de la communauté en exil.
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