| Concours de la résistance et de la déportation |
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Les activités pédagogiques du Musée départemental de la Résistance et de la Déportation ne se limitent pas aux visites scolaires. Depuis sa création, le Conseil Général de la Haute-Garonne, par le biais du Musée, soutient avec force le Concours national de la Résistance et de la Déportation, organisé tous les ans depuis 1961. Un thème national est élaboré portant à tour de rôle sur la Résistance ou sur la Déportation. Près de 1500 candidats, élèves de Troisième et de lycées, se présentent chaque année en Haute-Garonne.
Pour encadrer au mieux les collégiens et lycéens qui souhaitent participer à ce concours départemental, le Musée départemental de la Résistance et de la Déportation publie une plaquette de travail, constitue des dossiers de documents, réalise une petite exposition. Son équipe aide au quotidien les élèves qui souhaitent venir travailler au musée.
Le Conseil général de la Haute-Garonne distribue chaque année près de 400 prix aux élèves du département et organise un voyage de la mémoire pour les 15 lauréats départementaux de ce concours. Tous les étés, lors de la dernière semaine d’août, ces jeunes partent en Allemagne, en Autriche ou en Pologne découvrir les camps de concentration et les centres d’extermination nazis. Une expérience forte et intense qu’ils ont la chance de vivre aux côtés des derniers résistants et déportés qui acceptent, tous les ans, de revenir sur les lieux de leur souffrance. Mais ce voyage ne se limite pas à la mémoire : il s’agit aussi de moments de convivialité et de partage entre générations lors de visites de sites historiques et culturels tels qu’au Reichstag à Berlin ou au château Wavel à Cracovie. Incontestablement, un souvenir inoubliable pour ces jeunes qui marquent leurs mémoires et qui deviennent à leur tour des nouveaux témoins.
Georges Holubowicz, résistant déporté, lors du voyage des lauréats du concours 2007.
À noter : pour les professeurs qui préparent leurs élèves au concours, sachez qu’il est possible de réserver des visites exclusivement orientées sur le thème du concours en cours. De plus, le musée peut venir exceptionnellement jusqu’à vous pour des mini-conférences au sein de votre établissement.
Le concours de la Résistance et de la Déportation n’est pas un diplôme ou un examen. Si la récompense est de taille pour tous les lauréats haut-garonnais, l’objectif final est ailleurs. Anciens résistants et déportés ont désiré ce concours pour perpétuer chez les jeunes la mémoire de ces années noires, pour que leurs combats et leurs souffrances ne tombent jamais dans l’oubli. Pour cette nouvelle génération, ce concours doit permettre de s’inspirer de ces faits et d’en tirer des leçons civiques pour l’avenir. Le concours de la Résistance et de la Déportation est un outil de transmission privilégié car il encourage la rencontre directe entre les acteurs de ces événements et les jeunes. Il crée un lien entre deux générations.
Participer au concours de la Résistance et de la Déportation, c’est avant tout comprendre tout cela, comprendre l’esprit que ses fondateurs ont voulu lui donner. Participer à ce concours, certes d’histoire, c’est percevoir tout ce qui fait son actualité, sa modernité. Participer à ce concours, ce n’est rien d’autre : simplement exprimer par des connaissances historiques mais aussi (et surtout) par sa sensibilité en quoi le thème choisi cette année nous touche et nous interpelle encore aujourd’hui. En tant que citoyens, en tant qu’humains…
1955. La Confédération nationale des combattants volontaires de la Résistance (CNCVR) est à l’initiative de la création d’un certain nombre de prix départementaux.
1958 : La CNCVR réclame la création d’un Prix national de la Résistance alors qu’il n’existe qu’une trentaine de prix départementaux.
1960 : La première session de ce prix est organisée dans certains départements.
1961 : Ce prix obtient un caractère national et officiel grâce à Lucien Paye, alors ministre de l’Éducation nationale.
1965 : Les modalités du Concours scolaire de la Résistance sont précisées et reprises, à partir de cette date, chaque année. Ce concours devient progressivement le Concours national de la Résistance et de la Déportation.
Voici quelques informations sur le déroulement du concours. Nous avons sélectionné certains points importants du règlement officiel qui est par ailleurs publié chaque année au Bulletin officiel et consultable sur le site internet du ministère de l’Éducation nationale.
Pour plus d'informations, consulter le Bulletin officiel n°19 du 8 mai 2008.
Le concours en 9 points essentiels :
1. Le concours est ouvert aux élèves des établissements publics et privés sous contrat: - collèges; - lycées d'enseignement général et technologique; - lycées professionnels; - lycées de la défense; - lycées agricoles; - établissements français à l'étrangers.
Sont concernés: - au collège, les élèves des classes de troisième uniquement; - au lycée, les élèves de toutes les classes.
Les établissements adressent leurs tableaux d’inscription à l’Inspection académique.
Vous pouvez télécharger le tableau d'inscription depuis le Bulletin officiel n°19 du 8 mai 2008.
2. Le concours comporte 6 catégories de participation :
- Première catégorie : classes de tous les lycées. Réalisation d’un devoir individuel en classe (durée 3 h). - Deuxième catégorie : classes de tous les lycées. Réalisation d’un travail collectif qui peut être un mémoire, associé ou non à d'autres supports, portant sur le thème énoncé. - Troisième catégorie : classes de tous les lycées. Réalisation d'un travail collectif, exclusivement audiovisuel, portant sur le thème annuel. - Quatrième catégorie : classe de troisième. Réalisation d’un devoir individuel en classe (durée 2 h). - Cinquième catégorie : classes de troisième. Réalisation d’un travail collectif qui peut être un mémoire, associé ou non à d'autres supports,portant sur le thème énoncé. - Sixième catégorie : classes de troisième. Réalisation d'un travail collectif, exclusivement audiovisuel, portant sur le thème annuel.
Pour les deuxième et quatrième catégories, le jury national ne retiendra que des travaux produits par deux élèves au minimum.
3. Les épreuves des première et troisième catégories doivent être réalisées en classe, sous surveillance, dans les temps indiqués ci-dessus. Les candidats ne disposent d’aucun document personnel pendant la composition. Ces épreuves individuelles doivent être réalisées sur des supports garantissant l’anonymat des candidats lors de l’évaluation des copies au niveau départemental.
4. Les travaux collectifs peuvent être conçus dès le premier trimestre. Les candidats peuvent avoir recours à différents supports : mémoire sous forme de dossier, DVD, cédérom, site internet, etc. Pour des raisons techniques (fragilité, sécurité...), les travaux collectifs doivent obligatoirement ne pas dépasser le format A3.
5. Il convient de privilégier les démarches personnelles de recherche de témoignages, notamment auprès d’anciens résistants et déportés et dans les archives départementales.
6. Les copies individuelles et les travaux collectifs des établissements de France, métropole et DOM-TOM, sur lesquels seront clairement indiqués le nom, le prénom, la classe ainsi que l’établissement des candidats, seront adressés par l’établissement scolaire à l’inspecteur d’académie, directeur des services départementaux de l’éducation nationale (…).
7. Les jurys départementaux (…) peuvent désigner des lauréats départementaux qui reçoivent leurs prix lors d’une cérémonie organisée au chef-lieu du département (…).
8. Le jury national examine les travaux sélectionnés pendant l’été et établit le palmarès au cours du premier trimestre de l’année scolaire suivante. (…) Seuls les lauréats distingués par un prix participent à la cérémonie officielle de remise des prix par le ministre. Les candidats retenus pour une mention ne sont pas conviés à cette cérémonie.
9. La date des épreuves du concours pour l'année 2008-2009 a été fixée au lundi 23 mars 2009, pour les devoirs individuels. Les copies individuelles et les travaux collectifs seront adressés par l'établissement scolaire à l'inspecteur d'académie, le mardi 31 mars 2009 au plus tard.
- La victoire alliée et la libération des camps (1995). - Les jeunes dans la Résistance (1996). - Les femmes dans la Résistance (1997). - Les étrangers dans la Résistance (1998). - Les lieux de mémoire (1999). - L’univers concentrationnaire dans le système nazi (2000). - La Résistance intérieure et extérieure (2001). - Connaissance de la déportation et production littéraire et artistique (2002). - Les jeunes dans la Résistance (2003). - Les Français libres (2004). - Libération des camps et découverte de l’univers concentrationnaire. Crime contre l’humanité et génocide (2005). - Résistance et monde rural (2006). - Le travail dans l’univers concentrationnaire nazi (2007). - L’aide aux personnes persécutées et pourchassées en France pendant l’occupation : une forme de résistance (2008). - Les enfants et les adolescents dans le système concentrationnaire nazi (2009). - L'appel du 18 juin 1945 de Charles de Gaulle et son impact jusqu'en 1945 (2010).
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